Courtes critiques de films vus durant la dernière semaine


Cette semaine j'ai aussi vu:

Weird Science (1985- John Hughes)


Je n’avais pas revu ce film depuis ma tendre adolescence. Un film que j’ai souvent vu à l’époque. C’est assez bordélique comme variation du mythe de Frankenstein revu et corrigé par deux adolescents en manque de fantasme. Ça reste sympathique malgré tout. Kelly LeBrock (qui est devenue miss Steven Seagal à la ville pendant une très courte période peu après ce film) est d'une beauté radieuse alors que Bill Paxton en fait des tonnes dans un second rôle.

Note: **1/2
Divertissement: ***


Docteur Jekyll et les femmes (1981- Walerian Borowczyk)


Cette relecture du classique littéraire Strange Case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde de Robert Louis Stevenson est sans doute le dernier grand film du cinéaste polonais Walerian Borowczyk. On retrouve son goût pour le surréalisme et l’érotisme dans une mise en scène feutrée et stylisée. Il règne une ambiance glauque et poissante et la présence de Howard Vernon et Patrick Magee ajoutent au côté malsain du film. Un film très beau et cruellement mésestimé. J’ai déjà hâte de le revoir.

Note: ***1/2
Divertissement: ***


L’été meurtrier (1983- Jean Becker)


Un des meilleurs de Jean Becker (fils du grand Jacques Becker), ce film a remporté 4 Césars dont celui de la meilleure actrice pour Isabelle Adjani. Dans un de ses meilleurs rôles, elle n’a jamais été aussi belle que dans ce très bon film. L’intrigue est très bien menée et offre des variantes intéressantes sur le thème de la vengeance. 

Note: ***1/2
Divertissement: ***1/2


Beach Rats (2017- Eliza Hittman)


Ce second long métrage d’une cinéaste indépendante fort talentueuse offre une plongée immersive et fascinante dans la vie d’un adolescent en quête identitaire au passage de l’âge adulte. Avec une utilisation judicieuse du gros plan et de la caméra à l’épaule, on est témoin de cette ambivalence sexuelle, questionnement et non-dits qui accompagnent ce personnage en mal de vivre. Une approche minimaliste ne diminue en rien la puissance du film. Décidément un des meilleurs films indépendants américains de l’année.

Note: ***1/2
Divertissement: **1/2


Loue moi! (2017- Coline Assous et Virginie Schwartz)


Ce premier film d’un duo de réalisatrice exploite une bonne idée de départ  -  deux jeunes femmes se prêtent au jeu du mensonge en louant leur service amical pour des individus - mais le résultat est assez convenu et sans grand intérêt. Deborah François est bien jolie et sympathique, mais ça demeure une simple comédie romantique moralisatrice parmi tant d’autres. Next.

Note: **
Divertissement : **1/2


UHF (1988- Jay Levey)


Comédie hilarante déjantée, UHF ressemble à un étrange mélange entre les films des ZAZ (Top Secret, The Naked Gun) et l’univers cartonnesque à la Tex Avery. C’est assez inégal dans l’ensemble, mais il y a vraiment des moments très drôles, dont une parodie de Rambo 2. Le cinglé et survolté de Michael Richards vole souvent la vedette à "Weird Al" Yankovic dans ce rôle d’un concierge qui deviendra un très populaire animateur d’une émission pour enfants. 

Note : ***
Divertissement : ****


Jean-Claude Van Johnson saison 1 (2016- Peter Atencio)


D’emblée je dois avouer que je ne regarde pas de séries télé. Ou du moins très rarement. Le cinéma existe depuis plus de 120 ans et il y a tellement de films à voir, revoir ou découvrir que je préfère continuer à explorer le septième art plutôt que celle de l’univers des séries. Ceci étant dit, j’ai regardé les six épisodes de cette série surtout pour Jean-Claude Van Damme. Comme mélange entre JCVD (le film) et Timecop c’est un peu fourre-tout, mais bien amusant. Et Jean-Claude est en bonne forme dans un double rôle. 

Note: ***
Divertissement : ***1/2


The Villainess (2017- Jung Byung-gil)


Second visionnement pour cet excellent film d’action au féminin qui est aussi un hommage ultra stylisé et revampé à Nikita, le chef-d’oeuvre de Luc Besson. Les scènes d’action et la mise en scène sont à couper le souffle et il y a au moins deux morceaux d’anthologie dans ce film fort jouissif. Le meilleur film d’action de l’année avec John Wick 2.

Note: ****
Divertissement : ****1/2


Revenge of the Ninja (1983- Sam Firstenberg)


Toujours un plaisir de revoir le meilleur film de ninja américain des années 1980. Les combats sont bien réglés, les cascades sont spectaculaires et l’action est quasi ininterrompue du début à la fin. Une excellente série B comme il s’en fait malheureusement très peu aujourd’hui.

Note: ***1/2
Divertissement : ****


Armed Response (1986- Fred Olen Ray)


À l’époque, le biseux Fred Olen Ray avait de l’ambition. Et ce film de genre est tout à fait honnête. La distribution (Lee Van Cleef, David Carradine, Mako, Ross Hagen, Michael Berryman) est solide et pour du FOR, c’est mieux torché que d’habitude. Certaines cascades orchestrées par nul autre que John Stewart (Action USA) sont bien troussées. Et on a même droit à un cadeau avec un (tout) petit rôle du toujours sympathique Dick Miller. 

Note: **1/2
Divertissement: ***


Nothing Personal (1980- George Bloomfield)


Film canadien du montréalais d’origine George Bloomfield (Child Under a Leaf) dont l’action se déroule aux États-Unis. Doanld Sutherland est un professeur d’Université qui part à la rescousse de bébés phoques et trouve l’amour en la présence de Suzanne Somers en avocate qui lui vient en aide dans sa quête de justice. Bof…

Note: **
Divertissement : **


All the Money in the World (2017- Ridley Scott)


Ridley Scott change encore de registre et relate les péripéties à la suite de l’enlèvement du petit-fils du magnat du pétrole J. Paul Getty à Rome en 1973. En remplaçant de Kevin Spacey, Christopher Plummer excelle dans le rôle de J. Paul Getty et le film est assez bien mené dans l’ensemble et ne manque pas d’humour (parfois involontaire, mais bon). 

Note: ***
Divertissement : ***


Die Brut des Bösen aka Roots of Evil (1979- Christian Anders et Antonio Tarruella)


Solide nanar que ce film de kung-fu écrit, réalisé et mettant en vedette l’Autrichien Christian Anders (curieux mélange de Claude François et Marjoe Gortner). Ce dernier a connu une carrière importante comme chanteur en Allemagne dans les années 1970 et il s’est mis en vedette dans ce rôle narcissique d’un professeur d’arts martiaux aux prises avec un méchant nain Van Bulock (Deep Roy, mieux connu pour son futur rôle de Oompa Loompa dans Charlie and the Chocolate Factory de Tim Burton) et ses sbires. C’est parfaitement stupide et les combats sont risibles. Du tout bon quoi. Anders a aussi pondu la musique disco et s’entraîne avec des bobettes de cuir noir (Force noire est le titre de la VF).

Note : *** (nanar)
Divertissement : ***


Boobs: An American Obsession (2010- Nina Brownfield-Berry)


Documentaire assez simpliste sur l’organe pair de la femme. Il manque un regard incisif sur le sujet même si certaines scènes (les chirurgies esthétiques) sont assez percutantes.

Note: **
Divertissement : **1/2


Hello Again (1987- Frank Perry)


Mélange de fantastique ridicule et de comédie romantique sucrée, ce film agréable vaut surtout pour la présence (assez drôle) de Shelley Long. C’est dans les scènes d’extrême maladresse qu’elle excelle le mieux.  C’est amusant par moment mais je préfère nettement All of Me de Carl Reiner comme comédie loufoque sur la réincarnation.

Note : **1/2
Divertissement : ***


It Felt Like Love (2013- Eliza Hittman)


Premier film de la réalisatrice de Beach Rats (voir critique ci-haut) tourné quatre ans auparavant. La réalisatrice originaire de Brooklyn nous convie encore dans un film immersif et à fleur de peau avec cette intrusion dans la vie d’une jeune adolescente dans sa découverte du désir et sa quête de mettre fin à sa virginité. Ça risque de ne pas plaire à tous, car il ne se passe pas grand-chose, mais ça demeure un film fort poignant et vibrant se situant quelque part entre Welcome to the Dollhouse (le sentiment de rejet de son héroïne) et Kids (sans l’aspect provocateur). Performance très sentie de la jeune Gina Piersanti.

Note: ***1/2
Divertissement : **1/2


Hot Shots ! (1991- Jim Abrahams)


L’un des plus grands succès de 1991, cette parodie de Top Gun s’inscrit dans l’esprit typique des films de ZAZ (sans les Zuckers cette fois-ci) avant que le genre s’épuise pas mal quelques années plus tard. Dans un rôle qui devait être tenu par le grand George C. Scott, Lloyd Bridges est particulièrement hilarant. Il y a parfois trop de gags (pas tous drôles), mais si on met son cerveau à off, c’est amusant d’un bout à l’autre.

Note: ***
Divertissement : ***1/2


Hot Shots! Part Deux (1993- Jim Abrahams)


Suite encore plus folle et ambitieuse que le premier volet, cette fois-ci on délaisse Top Gun et on reprend essentiellement la trame de Rambo III. On assiste à une avalanche de gags avec de nombreux clins d’oeil à d’autres films du genre ou à des événements de l’actualité internationale. Ça sent un peu le réchauffé, mais on passe un très bon moment.

Note: ***
Divertissement: ***1/2


Spreading Darkness (2017- Josh Eisenstadt)


Tout un gratte-tête que ce film inclassable. Un A pour l’effort, mais le résultat est très brouillon et sans queue ni tête. Au moins les comédiens (Eric Roberts, John Savage, James Duvall, Dominque Swain et Rena Riffel en tête de liste) ont l’air d’avoir passé un bon moment. Nous, pas tant.

Note: *1/2

Divertissement : **


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